Courrier au médecin traitant : la trame d’un podologue
Un courrier au médecin traitant tient en une page : motif de consultation, constats utiles au médecin, conclusion du podologue, prise en charge proposée et éventuels signes d’alerte. Dans la consultation assistée par Achyl, il est rédigé à partir du compte-rendu validé, pour que les deux documents ne se contredisent pas.
Qu’attend un médecin d’un courrier de podologue ?
Le médecin lit un courrier pour savoir ce qui le concerne : ce qui a été constaté, ce qui est proposé, et ce qu’il doit faire de son côté. Il n’a pas besoin du détail de l’examen, qui reste dans le compte-rendu de podologie.
- Court : une page, des phrases complètes, pas de liste de mesures.
- Utile : les constats qui changent quelque chose pour le médecin, pas tous les constats.
- Clair sur la suite : ce que le podologue met en place, ce qu’il demande au médecin, le prochain contrôle.
La trame en cinq paragraphes
- Motif : qui est le patient, pourquoi il a consulté, et qui l’a adressé le cas échéant.
- Constats utiles : les éléments d’examen et les mesures qui éclairent la conclusion, sans le détail du bilan.
- Conclusion du podologue : le diagnostic de pédicurie-podologie posé.
- Prise en charge proposée : soins, orthèses plantaires, conseils, et la date du prochain contrôle.
- Demande éventuelle au médecin : un avis, un examen complémentaire, ou une simple information.
Quand un signe d’alerte a été relevé, il ne se place pas au cinquième paragraphe : il ouvre le courrier.
Que faire en cas de signe d’alerte ?
Un signe qui justifie un avis médical rapide passe en tête du courrier, avant le motif et avant la prise en charge podologique. Aucun plan de soins ne doit le précéder ni en atténuer la portée : le médecin doit le lire en premier, même s’il ne lit que la première ligne.
- Écrire le constat tel qu’il a été fait, sans l’interpréter au-delà de ce qui a été vu.
- Dire ce qui est demandé au médecin et dans quel délai.
- Garder le reste du courrier derrière, pour qu’il ne dilue pas l’alerte.
Exemple de courrier
Cher confrère,
J’ai reçu ce jour Mme X., 52 ans, pour une douleur plantaire du talon droit évoluant depuis six semaines.
L’examen retrouve une douleur à la palpation de l’insertion calcanéenne du fascia plantaire droit, sans autre anomalie constatée à l’examen du pied.
Je retiens une aponévrosite plantaire droite.
Je lui ai conseillé une adaptation de son activité et des étirements, et je lui confectionne des orthèses plantaires. Je la reverrai dans six semaines.
Je reste à votre disposition. Bien confraternellement.
Pourquoi le courrier doit-il découler du compte-rendu ?
Deux documents rédigés chacun de leur côté à partir des mêmes notes finissent par diverger : une mesure arrondie ici, un côté inversé là. Si le courrier est tiré du compte-rendu validé, une correction faite sur le compte-rendu se retrouve dans le courrier, et le médecin lit ce que le praticien a validé.
Questions fréquentes
Quelle longueur pour un courrier au médecin traitant ?
Une page. Le détail de l’examen reste dans le compte-rendu, que le courrier résume pour ce qui concerne le médecin.
Faut-il y joindre les mesures d’appareils ?
Seulement celles qui éclairent la conclusion. Le relevé complet appartient au compte-rendu.
Où placer un signe d’alerte ?
En tête du courrier, avant le motif et la prise en charge, avec ce qui est demandé au médecin.